Languages
Recherche
Newswire on the IFIs
- At sustainability congress, dam builder bars civil society from dialogue
- Austerity a moral issue as it inflicts millions
- World Bank compliance arm assessing fresh complaint against Vizhinjam port
- With Inga dams, donors set to repeat past failures
- Bangladesh exposes flaws in World Bank's Doing Business Index
- Poverty should not be entrusted to economists
Chaque mois, l’Initiative d’Halifax produit une bulletin mensuel qui fait le point sur divers sujets liés aux finances internationales, au développement international, au Groupe de la Banque mondiale et aux organismes de crédit à l’exportation. Ces « mises à jour » proposent des liens vers d’autres sources d’information, soulignent des événements à venir et donnent un aperçu des actions que la Coalition a menées sur ces questions. Chaque mois, nous préparons également un bref résumé décrivant « les faits seulement… » sur un sujet donné.
Depuis juillet 2006, le bulletin « Mise à jour » est disponible en français.
Inscrivez-vous si vous désirez en recevoir une copie par courriel.
Investissements odieux
D’une façon générale, on estime que les investissements étrangers directs dans les pays du Sud ont des effets positifs, qu’ils favorisent la croissance, l’emploi et le développement. De fait, la Banque mondiale et d’autres institutions financières publiques fonctionnent sur cette hypothèse et continuent de promouvoir des politiques de libéralisation des investissements dans les pays en voie de développement. Cependant, les investissements privés financés par les fonds publics portent souvent de graves atteintes aux populations locales et violent leurs droits fondamentaux.
Le retour de la crise de l’endettement
La crise financière mondiale a détourné l’attention sur les dettes des pays comme la Grèce et sur les mesures d’austérité qui causent d’immenses souffrances humaines. Cependant, on a perdu de vue que les pays en voie de développement ont aussi été sévèrement touchés par la crise financière, les exportations ont chuté, les transferts de fonds des travailleurs immigrants ont baissé et les investissements externes ont décliné. À la fin de 2010, les pays en voie de développement devaient 4 000 milliards de $ aux prêteurs.
Fiscalité : l’élément oublié du développement
L’Initiative d’Halifax a été l’un des parrains du Sommet pour une fiscalité équitable qui s’est déroulé le mois dernier à Ottawa. Plus de 180 personnes y ont participé dont des collègues du Royaume-Uni, du Kenya et des États-Unis. La conférence a examiné toute une série de questions dont les taxes sur le carbone, l’impôt sur les sociétés, les taxes municipales et provinciales ainsi que les graves problèmes d’évitement fiscal et d’évasion fiscale.
John Christensen, directeur du Réseau international pour la justice fiscale, a déclaré que la fiscalité était l’élément oublié du développement. « Il est surprenant, a-t-il dit, que les organisations de l’aide communautaire aient ignoré la fiscalité pendant si longtemps. L’imposition est potentiellement la source de financement du développement la plus importante et la plus durable.
Pauvreté énergétique, climat & Banque mondiale
Les Nations-Unies ont désigné l’année 2012 Année internationale de l’accès à une énergie durable. L’accès à l’énergie, dont les effets sur la santé, l’égalité des sexes et les changements climatiques sont considérables, est la pierre angulaire du processus qui permet de répondre aux besoins en matière de moyens d’existence essentiels. Dans les pays du Sud, 2,7 milliards de personnes comptent sur la biomasse traditionnelle pour cuisiner. Le bois, le charbon et les résidus agricoles utilisés dans les poêles rudimentaires causent plus de 1,5 million de décès par an dus à des maladies pulmonaires chroniques et à la pneumonie infantile. La déforestation en Afrique sub-saharienne, une des sources principales d’émission de CO2, est principalement due à l’utilisation du bois pour la faire la cuisine et produire le charbon.
L’économie internationale et la transparence
L’un des problèmes clés sous-jacents à la crise financière de 2008 a été le manque de transparence dans l’économie internationale. Ces dernières décennies ont vu se propager une structure financière parallèle faite de paradis fiscaux, de juridictions opaques, d’entreprises déguisées, de sociétés écrans et des simulacres de fondations, des systèmes utilisés dans la moitié de tous les mouvements de transactions commerciales et de capitaux. Comme l’opacité en est la caractéristique principale, cette économie parallèle sert au blanchiment d’argent et aux opérations d’évasion fiscale favorisant la corruption, la criminalité et le commerce par delà les frontières.
Les OSC s’inquiètent du rôle de la Banque mondiale dans le financement climatique
La Commission de transition pour la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (CCNUCC) se réunit ce mois-ci en Afrique du Sud au milieu d’une agitation grandissante causée par le rôle trop influent de la Banque mondiale concernant les nouveaux fonds de l’ONU pour les changements climatiques. Les Fonds d’investissement climatiques (FIC) de la Banque mondiale ont fait l’objet de critiques et de contestations de la part des OSC. Selon Eurodad, seulement 1/6e des FIC sera versé sous forme de subventions, la majeure partie des FIC étant allouée sous forme de prêts préférentiels. Tel que pointé par le Mouvement mondial pour le Développement, ces prêts ne feront qu’alourdir le fardeau de la dette des pays les plus démunis, violant ainsi « le principe fondamental d’une justice climatique, à savoir que les pays riches doivent payer pour les dommages qu’ils ont causés.»
FMI : choisir le bon patron ?
La sélection du directeur général semble emprunter le sentier rebattu qui assure aux pays les plus riches du monde le contrôle du FMI. Le Fonds s’est engagé à plusieurs reprises à procéder à des réformes de gouvernance et le Groupe de travail du G20 sur la réforme du FMI a réitéré récemment sa demande d’un processus transparent et fondé sur le mérite. Mais l’Europe et les États-Unis contrôlent toujours plus de 50 % des votes du FMI. Suivant un vieil accord non écrit donnant aux Européens la direction du FMI et aux États-Unis la présidence de la Banque mondiale, les USA se sont refusés jusqu’à présent à soutenir un rival face au candidat de l’Europe à la direction du FMI.
Le FMI aveuglé par le postulat de la déréglementation
Selon le Bureau indépendant d’évaluation du FMI (IEO), le FMI, l’organisme international chargé de la surveillance des finances mondiales, n’a pas été en mesure de donner « des avertissements clairs au sujet des risques et des vulnérabilités » avant que ne se manifeste « la pire crise financière et économique depuis les années 30. »
Consultations menées par le ministère des Finances au sujet de l’aide au développement officielle
Le ministère des Finances a amélioré son processus de consultation en matière de mise en application de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle, mais il reste encore du chemin à faire comme l’expliquent Halifax Initiative et le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) dans la demande qu’ils ont déposée.
Les principes directeurs de Ruggie soulèvent le débat
En 2008, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a prolongé le mandat de John Ruggie, Représentant spécial chargé des droits de l’Homme et des entreprises. Le Conseil a demandé, entre autres, à M. Ruggie de formuler « des recommandations concrètes et pratiques visant à renforcer les obligations des États à protéger tous les droits de l’Homme contre les atteintes commises par les sociétés multinationales ou les impliquant. En novembre 2010, M. Ruggie a publié le projet de principes directeurs pour la mise en place opérationnelle du cadre « Protéger, respecter et réparer » (Voir Mise à Jour de juillet 2008). Le Représentant spécial doit soumettre ces principes directeurs au Conseil en juin, à la fin de son mandat à l’ONU.
Les taxes sur les transactions financières sont possibles
Le 16 juillet dernier, le Groupe de travail sur les financements innovants pour le développement, une organisation intergouvernementale rassemblant 55 États membres, a publié un rapport déclarant qu’il était possible de taxer les transactions financières. Ce rapport, commandé par 12 des 55 États membres, a été élaboré par une équipe d’experts financiers internationaux qui s’est concentrée sur les transactions des marchés des changes. Selon le rapport, étant donné que les transactions de devises entre les banques sont traitées grâce à des systèmes internationaux de haute sécurité qui encaissent des frais de transaction sur le change interbancaire, il serait relativement facile de mettre en place dans ce système une taxe sur les transactions des marchés des changes.
Le rapport calcule aussi que l’introduction d’une taxe minime sur les opérations de change de 0,005 % génèrerait 33 milliards de dollars par an et pourrait servir à financer les activités de développement telles que l’élimination de la pauvreté et le développement durable.
Ignorant un avenir durable, le G8 et le G20 n’auront servi à rien
Ce mois-ci, « la forteresse de Toronto » avec son déploiement de forces de sécurité de 18 000 hommes et ses quatre kilomètres de clôture en grillage, nous a permis d’être témoins d’un Sommet des Peuples aux idées et solutions matures, de pétitions signées par 1 750 000 personnes demandant aux dirigeants d’investir maintenant dans l’avenir, d’une protestation pacifique de 25 000 participants, d’une profusion de coups médiatiques, de quelques violences regrettables et de deux sommets profondément frustrants.
Le FMI et l’UE : un plan de sauvetage pour la Grèce
La crise de l’endettement de la Grèce en est finalement arrivée à un point critique et les prêts du FMI devraient servir à combler le déficit du pays et permettre à Athènes de trouver une solution au lourd fardeau de sa dette. L’Union Européenne et le FMI négocient les termes du sauvetage par crainte que la crise grecque ne s’étende rapidement aux autres pays européens, voire au-delà de l’Europe. Les autres pays qui ont des dettes importantes, comme les États-Unis, s’inquiètent que la crise de la Grèce ne soit un signe avant-coureur ne présageant rien de bon et qu’elle finisse par se rapprocher d’eux.
La responsabilité d’entreprise pour le respect des droits de la personne
Les opposants au Projet de loi C-300 (voir Mise à jour de février 2009) attirent l’attention sur la façon dont le Projet de loi traite les droits de la personne. Le Projet de loi établit des lignes directrices pour les compagnies d’extraction minière qui opèrent à l’étranger. Ces lignes directrices doivent être respectées par les compagnies qui bénéficient du soutien d’Exportation et développement Canada, de celui du Régime de pensions du Canada et des ambassades canadiennes. Elles incluent des dispositions fondées sur le respect des obligations du Canada en matière de droits de la personne.
Le Projet de loi du gouvernement sur la responsabilisation retourne devant la Chambre
Le 3 mars, la Gouverneure-générale ouvrira la prochaine session parlementaire, mettant ainsi fin à la prorogation de la session parlementaire décidée par le gouvernement Harper en décembre dernier. Tous les travaux en cours à ce moment-là ont été arrêtés, exception faite des projets de loi émanant des députés qui retournent intacts devant la Chambre. Ces projets de loi doivent reprendre au début de l’étape du processus législatif à laquelle ils en étaient avant la clôture du Parlement.
Des OSC réclament une approche commune renouvelée
Les membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sont actuellement en processus de révision d’une Recommandation du conseil adoptée en 2007 portant sur les opérations des organismes de crédit à l’exportation (OCE). La Recommandation du conseil sur des approches communes concernant l’environnement et les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public (Approches communes) est un gentlemen’s agreement qui vise à établir des règles du jeu équitables quant aux pratiques environnementales des OCE. Des organismes de la société civile allèguent que l’impact de cette recommandation est affaibli par l’absence de mécanismes fermes de reddition de comptes pouvant en assurer l’application uniforme et efficace par les pays membres.
Les audiences sur la responsabilité des entreprises se corsent
Cela a bougé ce mois-ci aux audiences parlementaires sur le projet de loi C-300, ou Loi sur la responsabilisation des sociétés à l'égard de leurs activités minières, pétrolières ou gazières dans les pays en développement (voir Mise à jour, février 2009). Ce projet de loi avait été présenté au Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (CPAEDI) le 25 mai par le député John McKay. Ce mois-ci, les membres du Comité ont entendu le témoignage captivant de plusieurs personnes (voir LES FAITS). Parmi les témoins entendus, notons Romina Picolotti, ancienne secrétaire d’État à l’environnement de l’Argentine et récipiendaire du prestigieux Prix Sophie pour l’environnement et le développement durable; Stephen Hunt, ancien mineur et actuel directeur du Syndicat canadien des métallurgistes unis d’Amérique; Marketa Evans, la nouvelle conseillère en responsabilité sociale des entreprises nommée par le gouvernement fédéral; et les représentants des compagnies minières Barrick Gold, Goldcorp et Kinross.
Des experts examinent ce qui manque dans la réponse à la crise préalablement à la rencontre du G8/G20 en 2010
Les 19 et 20 octobre dernier, l’Initiative d’Halifax coparrainait une conférence avec l’Institut Nord-Sud et l’Université d’Ottawa qui avait pour thème Que manque-t-il dans la réponse à la crise financière mondiale? Cette conférence visait à engager le gouvernement canadien dans un dialogue avec des universitaires, des militants et des décideurs avant le Sommet du G8/G20 de l’an prochain. On y a abordé des sujets tels que les causes de la crise, les remèdes stratégiques et réglementaires, la gouvernance des institutions financières internationales, les paradis fiscaux et la mobilité absolue des capitaux privés, une crise de la dette en émergence, des solutions de rechange à la reprise du cycle de Doha et les rôles respectifs des Nations Unies et du G20. Un document synthèse comportant des recommandations claires sera émis incessamment.
Le G8 est affaibli mais vivant; le G20 prend des engagements face à la crise
Si le gros titre du Sommet du G20 d’avril dernier (voir Mise à jour, avril 2009) était l’injection de 1,2 billion de dollars pour lutter contre la crise financière, ce mois-ci, c’est le G20 lui-même qui faisait la manchette, le Groupe des Vingt s’étant autocouronné instance suprême en matière de finances mondiales. Le G8 qui se tiendra au Canada l’an prochain sera, de fait, précédé par une rencontre du G20 qui sera parrainée par Ottawa, conjointement avec Séoul qui présidera le G20 en 2010. Plus tôt, le chef de l’opposition et chef du parti Libéral Michael Ignatief est allé plus loin en suggérant que le G8 devrait cesser de se réunir et en réclamant la création d’un secrétariat permanent du G20 au Canada.
Nouveaux prêts pour les PFR : un FMI « à visage humain »?
À la fin de juillet, le FMI annonçait un accroissement « sans précédent » des prêts concessionnels (à intérêt réduit) aux pays à faible revenu (PFR) (8 milliards de dollars au cours des deux années à venir; un montant pouvant atteindre 17 milliards de dollars jusqu’à 2014), aucun intérêt sur les prêts nouveaux et existants jusqu’à la fin de 2011, un régime de crédit assoupli et une panoplie nouvelle d’instruments de prêt pour acheminer cette aide accrue (la Facilité élargie de crédit offre un soutien souple à moyen terme; la Facilité de crédit de confirmation répond aux besoins de crédit de précaution à court terme; et la Facilité de crédit rapide offre un soutien d’urgence avec conditionnalité limitée). Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Khan a aussi donné l’assurance que ces nouveaux programmes appuieront la réduction de la pauvreté, la croissance économique et la préservation de la protection sociale. Outre les nouvelles ressources prévues, les membres du FMI ont aussi avalisé ce mois-ci une nouvelle allocation de droits de tirage spéciaux (voir « Entente », dans ce numéro).
Le G8 italien sert les primi piatti pour le «G?» canadien de 2010
Parmi les principaux enjeux traités au récent sommet du G8 à L’Aquila, en Italie, notons la sécurité alimentaire, le réchauffement climatique, les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et la responsabilité. L’un des principaux résultats du Sommet a été l’engagement par les pays du G8 et les institutions internationales, dont la Banque mondiale, de mobiliser 20 milliards de dollars américains sur trois ans pour stimuler la production agricole dans les pays en développement. C’est l’un des plus importants virages depuis des décennies en matière d’aide internationale, un enjeu négligé depuis beaucoup trop longtemps. Mais un passé marqué par les promesses brisées laisse tout de même les ONG et la société civile sur ses gardes – sur l’engagement pris par le G8 à Gleneagles en 2005 à l’effet de verser 50 milliards de dollars d’aide au développement avant 2010, dont la moitié à l’Afrique, 15 milliards de dollars n’ont toujours pas été versés. Les leaders du G8 ont aussi convenu, à titre de pays développé, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 80 pour cent d’ici 2050, bien que le gouvernement canadien ait indiqué après le Sommet qu’il s’en tiendra à son engagement de réduire les émissions canadiennes de 60 à 70 pour cent d’ici 2050! Sur la pauvreté, alors que de nombreux OMD – tels que la réduction du nombre de décès maternels – sont loin d’être atteints, le Sommet s’est rallié à la proposition de Gordon Brown de présenter au sommet canadien du G8 en 2010 une évaluation de la façon dont les OMD pourraient être atteints à temps. Enfin, sur la responsabilité, les leaders du G8 ont convenu d’élaborer un cadre complet pour surveiller l’atteinte progressive des engagements du G8, renforcer l’efficacité de ses interventions et publier un rapport complet à temps pour 2010.
Les pays riches bloquent le changement réel
En juin dernier, les Nations Unies ont été le théâtre d’une bataille entre le G77, un groupe de plus de 130 pays en développement, et les États-Unis, le Canada, le Japon et l’Union européenne. La bataille portait sur les moyens de faire face à la crise financière et économique et de transformer et démocratiser le système financier mondial et ses institutions. Le document final de la Conférence de l’ONU sur la crise financière et économique mondiale et ses effets sur le développement est positif en ce sens qu’il représente une véritable réponse mondiale et qu’il laisse une marge de manœuvre aux pays leur permettant d’exprimer leur point de vue sur la crise. Par contre, il manque la cible parce que les pays riches ont réussi à empêcher des solutions plus substantielles d’y être incluses (voir « LES FAITS »). Ceci est particulièrement affligeant vu l’abondance des idées générées par la Commission Stiglitz (Mise à jour, mai 2009), l’un des plus importants apports à cette rencontre.
Tensions liées au report de la conférence de l’ONU sur la crise
La Conférence de l’ONU sur la crise financière et économique mondiale et ses effets sur le développement aura lieu du 24 au 26 juin, après avoir été prévue pour le début du mois, car de nombreux chefs d’État européens avaient déclaré ne pas pouvoir y participer en raison de la tenue d’élections au Parlement européen. Ce renvoi met un peu de répit dans un processus qui, lancé en octobre dernier, demeurait tendu depuis ce temps, en raison de la rupture qu’il fait ressortir entre les pays qui favorisent une réponse mondiale à la crise actuelle, accompagnée d’une véritable remise en question de la gouvernance de l’économie mondiale, et les membres du nouveau G-20 qui proposent un statu quo amélioré.
La réponse du G-20 à la crise financière : l’argent, l’argent
Tous les yeux étaient tournés vers le Groupe des 20 (G-20) qui se rencontrait ce mois-ci à Londres et annonçait une colossale injection de 1,1 billion (ou millier de milliards) de dollars pour stimuler l’économie mondiale. Ce chiffre impressionnant et divers engagements concernant les paradis fiscaux, la réglementation et le renforcement de la capacité de prêt du FMI (voir « Les faits ») ont accaparé les grands titres et provoqué une réponse positive immédiate des marchés boursiers.
La réponse gouvernementale au rapport sur la RSE et les sociétés extractives : De l’or des fous!
Depuis deux ans, les parlementaires, la société civile, l’industrie et la population canadienne attendaient la réponse du gouvernement canadien au rapport unanime issu des Tables rondes nationales sur l’industrie extractive (voir Mise à jour, mars 2007). Malgré les difficultés d’une telle démarche, celle-ci avait produit un document consensuel, endossé à la fois par l’industrie et la société civile. Ce rapport préconisait un ensemble de réformes politiques relatives aux activités des sociétés extractives canadiennes à l’étranger, qui auraient fait du Canada un chef de file à l’échelle mondiale.
Un projet de loi sur la RSE met de l’ordre au gouvernement
Cette semaine, le député libéral John McKay présentait un projet de loi d’initiative parlementaire (voir la section Les faits) qui impose des contrôles plus rigoureux au soutien gouvernemental consenti aux sociétés du secteur extractif. De nombreuses études ont souligné les importantes répercussions que peuvent avoir sur l’environnement et les droits de la personne les opérations minières, pétrolières et gazières à l’étranger. En 2005, un rapport du Comité permanent des Affaires étrangères et du Commerce international (CPAECI) avait attiré l’attention sur le fait que certaines sociétés extractives canadiennes responsables d’incidences nuisibles bénéficiaient du soutien financier et politique du gouvernement canadien.
L’Europe veut tenir le haut du pavé pour répondre à la crise financière
Un avertissement envers l’opposition américaine (et canadienne ?) à une nouvelle architecture internationale des institutions et à une réglementation plus sévère pour une forme de gestion plus « morale » du capitalisme, un Conseil Économique plus souple au sein des Nations Unies, et une charte pour une économie durable établissant les règles d’une gouvernance financière mondiale, constituent trois des thèmes clés soulevés par la Chancelière allemande Angela Merckel et le Président français Nicolas Sarkosy, lors du Symposium organisé au plus haut niveau par Nicolas Sarkosy et l’ancien Premier Ministre britannique Tony Blair, ce mois-ci à Paris.
La crise financière, une aubaine pour les OCE
Tandis que les opérations publiques de renflouement des industries automobiles et financières ont stimulé les débats sur le rôle des gouvernements dans les marchés commerciaux, l’une des formes d’aides gouvernementales n’est qu’un point sur l’écran du radar : les organismes de crédit à l’exportation. Confrontés à l’intensification de la très grave crise financière, les gouvernements occidentaux se servent de leurs organismes de crédit à l’exportation (OCE) pour stimuler les liquidités et porter main forte aux industries en déclin. Lors de l’assemblée extraordinaire de l’Organisation mondiale du commerce le mois dernier, les gouvernements participants ont rapporté une augmentation de 30 % des exportations ces douze derniers mois. L’OMC en a même appelé èa davantage de crédit public pour réduire le fardeau qui pèse sur les banques commerciales.
Sommet du G20 - Réponse financière à la crise du développement
Alors que l'économie mondiale continue à être aspirée dans une spirale descendante, les ambitions du premier « Sommet sur les marchés financiers et l'économie mondiale » du Groupe des 20 (G20) à Washington étaient au plus haut niveau. A l'opposé, entre les divergences d'opinions sur les questions clés circulant dans l'assemblée et la course à la Maison-Blanche, les attentes en termes de résultats concrets ne pouvaient pas être plus basses.
Le FMI reprend du service, mais reste politiquement ruiné
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
La BM se retire d’une entente d’aide désastreuse au Tchad
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Projet de réforme de la gouvernance de la BM : du déjà vu
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Affaires et droits humains - protection, respect et recours
Le mois dernier, les membres du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies adoptaient unanimement le cadre stratégique proposé en avril par John Ruggie, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU (RSSG) pour la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales. Le Conseil a aussi prolongé de trois ans le mandat de M. Ruggie.
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
EDC en examen – de la responsabilité à la reddition de comptes
Un examen statutaire de la Loi sur l’expansion des exportations, qui régit les opérations d’Exportation et développement Canada (EDC), est actuellement en cours sous la direction du ministre du Commerce international (voir Les faits).
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Adoption du project de loi en faveur d’une aide accrue
Deux ans et demi après avoir été présenté, et après une longue année au Sénat à attendre l’étape de la dernière lecture, le projet de loi C-293 visant à améliorer la gestion de l’aide a finalement été adopté à l’unanimité par le Parlement le 9 mai, à la vive satisfaction des ONG. Il a reçu la sanction royale hier, le 29 mai, ce qui en fait maintenant une loi.
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Crise alimentaire mondiale, la BM et le FMI réagissent
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Du tonique pour le financement novateur du développement
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
La Banque mondiale remise en selle par des dons records – Les donateurs ferment les yeux sur ses mauvaises politiques
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Des députés et des OSC exigent du gouvernement une réponse au rapport de consensus sur l’industrie extractive
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
La stratégie à long terme de la BM – Ainsi vont les affaires?
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Un tribunal du peuple examine l’influence de la BM en Inde
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Wolfowitz a balayé les changements climatiques sous le tapis à la Banque mondiale
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Nomination du directeur du FMI : une course en solitaire?
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Sortie de Wolfowitz, entrée de Zoellick : crédibilité zéro
La spéculation sur la succession de Paul Wolfowitz à la présidence de la Banque mondiale a vite cessé quand les États-Unis ont proposé Robert Zoellick, l’ex-secrétaire d’État adjoint à Condoleeza Rice.
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Wolfowitz et la Banque mondiale en plein scandale
Bien que les administrateurs de la Banque mondiale n’aient pas encore décidé du sort du président Paul Wolfowitz, les appels à la démission de cet ex-secrétaire adjoint à la défense des États-Unis se font de plus en plus pressants. Le Groupe d’évaluation indépendant (GEI) de la Banque, qui évalue les travaux de la Banque en regard de ses objectifs déclarés, a émis une note officielle qualifiée par le Financial Times de « virulente remise en question du leadership de Paul Wolfowitz ».
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
La société civile et l’industrie font des recommandations conjointes sur l’activité minière, pétrolière et gazière
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Un représentant spécial de l’ONU examine les obligations des institutions financières en matière de droits humains
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
L’OCDE critique le R.-U. à propos de la corruption
Le gouvernement britannique est critiqué par ses alliés et la société civile internationale pour avoir mis fin à une enquête publique sur les dessous d’une gigantesque vente d’armes. Le Serious Fraud Office (SFO) enquêtait sur l’utilisation d’une caisse occulte par la compagnie britannique BAE Systems pour garantir l’opération « Al Yamamah », une vente d’armes de 40 milliards £ au gouvernement saoudien. Cette transaction, la plus importante de l’histoire du pays, est financée par l’organisme de crédit à l’exportation du Royaume-Uni.
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
La Norvège « cherche la vérité » sur les conditionnalités de la Banque mondiale
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Assemblées de la Banque mondiale et du FMI à Singapour
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
Les réunions d’automne de Singapour mettent l’accent sur l’aspect « civil » plutôt que sur la « société »
NOUVELLES RÉCENTES concernant LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES
Selectionnez ici pour pdf
La Déclaration sur les droits des populations autochtones – Adoptée
Le 29 juin dernier, le Conseil des droits de l’homme – nouvellement créé en remplacement de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies – a finalement adopté la Déclaration sur les droits des populations autochtones, vingt-deux ans après la rédaction du premier projet par le Groupe de travail des Nations Unies sur les populations autochtones.
